François Trinh-Duc, le rugbyman du Racing 92, revient sur son lien avec Vietnam

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Son nom vous dit forcément quelque chose, il est du genre à dénoter dans la liste des joueurs sélectionnés pour former l’équipe du XV de France de rugby. Né à Montpellier dans les années 1980, François Trinh-Duc a découvert ce sport à quatre ans et évolué dans plusieurs grands clubs français ainsi qu’en équipe nationale (soixante-six matchs depuis 2008). Il y a un an et demi, il s’est rendu au Vietnam, pays de son grand-père, pour la première fois. Il nous accueille au Racing 92, où il devrait passer le crépuscule de sa carrière de joueur professionnel, et revient avec nous sur ce voyage et ses projets d’avenir, avec ou sans rugby.
[Texte : Julie Hamaïde. Photos : Sophie Palmier]

Vous êtes le premier homme d’origine asiatique à avoir intégré l’équipe de France de rugby. Cela a-t-il eu un impact sur vous ?

Non, pas vraiment. Mon nom interroge, forcément. Cela dit, quand on représente son pays, on représente certes la France, mais aussi ses origines personnelles, sa famille, ses proches, d’où l’on vient, l’école de rugby dans laquelle on a commencé, le club dans lequel on joue... Cela m’a quand même rendu fier. À vie je resterai le premier, on ne pourra pas me l’enlever !

Dans un article du Parisien datant du 1er janvier, vous disiez : « Mes racines et mon nom vietnamien n’ont pas beaucoup de signification pour moi ».

Oui car mon grand-père a quitté le Vietnam comme main-d’œuvre indigène [voir article p.16, NDLR]. Ça a été un lourd passé et il n’a pas voulu transmettre sa culture, ses origines, sa langue à sa famille française quand il est arrivé. Mon père, mon oncle ou ma tante n’ont jamais eu d’éducation vietnamienne.

Pour eux, pas de Têt (le Nouvel An vietnamien), pas de repas du dimanche avec des plats vietnamiens ?

Non. Au contraire, c’était plutôt un fardeau. Mon oncle m’a expliqué qu’il avait mis beaucoup de temps avant de manger asiatique parce que pour lui c’était une chose à laisser de côté. Il fallait gommer cet aspect-là.

Cet article est à lire en version intégrale dans Koï #21, disponible en ligne ou en kiosque.


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