Cinq œuvres culturelles pour se souvenir du génocide cambodgien

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Le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh et prennent le contrôle du Cambodge, marquant le début de quatre années de terreur qui coûteront la vie à 2 millions de personnes. C’était il y a 45 ans. Replongez-vous dans cette page sombre de l’histoire à travers une sélection de films, documentaires et BD. 
[Photo: D'abord, ils ont tué mon père ©Netflix]

D’abord, ils ont tué mon père (2017)

Réalisé par Angelina Jolie, ce film est inspiré de l’histoire vraie de l'activiste américano-cambodgienne Loung Ung ayant survécu aux atrocités du régime des Khmers rouges. Un vaste travail de mémoire qui retrace l’enfer du génocide cambodgien à travers le regard d’une petite fille, sans pour autant céder au lyrisme.

À voir sur Netflix.

Funan (2019)

D’origine cambodgienne, Denis Do signe avec Funan un long-métrage d’animation émouvant. On y suit le parcours de la jeune Chou et de son époux Khuon, séparés de leur fils Sovanh dès les premiers jours de la mise en place du nouveau régime. Une histoire inspirée de l’histoire de la mère du réalisateur.

Disponible sur FilmoTV, Canal VOD, Orange et UniversCiné.

L’Année du Lièvre (2011)

Dans cette trilogie de BD de Tian - né au Cambodge en avril 1975 -, on suit une famille qui doit fuir Phnom Penh lors de l'arrivée des Khmers rouges. Grâce à de petits miracles ils arrivent à éviter le pire. On voit le pire et le meilleur de l'humanité. Un dessin accessible mais sans concession face à l'horreur. 

À commander en ligne.

L’image manquante (2013)


Marqué par le génocide durant son enfance, Rithy Panh a consacré l’essentiel de son œuvre (littéraire et cinématographique) au traumatisme engendré par le régime des Khmers rouges. Dans ce documentaire primé à Cannes, il tente de combler les trous de son histoire personnelle avec des figurines d’argile et des images d’archives.

Disponible sur Arte et UniversCiné.

La Déchirure (1985)

Au cœur de l’horreur génocidaire, La Déchirure retrace l’histoire de Sidney Schanberg, correspondant au New York Times, et de son guide et interprète, Dith Pran, avec lequel il noue une poignante histoire d’amitié. Ce dernier est d’ailleurs devenu, grâce au succès de ce long-métrage britannique triplement oscarisé, un symbole de la résistance aux Khmers rouges.

Disponible sur FilmoTV.


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