Xuefei Qi : les Jeux de l'amour

Chine numéro 23 portrait sport

Arrivée en France en 2014 juste pour quelques mois et quelques matchs de badminton, Xuefei Qi ne l’a finalement plus quittée. Au point de devenir la numéro 1 hexagonale et de décrocher son billet pour les Jeux olympiques de Tokyo, où elle a fort à faire pour obtenir une médaille. Une magnifique réussite sportive, mais aussi sentimentale pour la jeune femme qui a trouvé en Bretagne l’homme de sa vie.
[Texte : Cédric Callier – Photos : Sophie Palmier]

La vie est toujours pleine d’imprévus. Depuis plus d’un an et le début de la pandémie de Covid-19, difficile d'établir le moindre plan de vie avec certitude. Mais pour Xuefei Qi, le grand bouleversement ne date pas du premier confinement en mars 2020, même si celui-ci lui a particulièrement compliqué la vie d’un point de vue sportif, mais de 2014. À une époque où il était encore permis de se balader partout sans masque et de faire la bise à ses amis. Un autre monde. Comme celui que s’apprêtait à découvrir cette jeune Chinoise, alors âgée de vingt-deux ans. Née à Nankin, une ville de 8,5 millions d’habitants située à 300 kilomètres de Shanghai, Xuefei Qi s’apprêtait à découvrir Rostrenen, une petite bourgade bretonne de 3 000 âmes, pour disputer quelques rencontres de badminton en interclubs. Autrement dit, presque un changement de planète.

À l’origine, son escapade française ne devait durer tout au plus que six mois. Une manière de s’aérer l’esprit et de s’éloigner un peu de l’étouffant système d’entraînement prévalant dans son pays. « Je m’ennuyais en Chine, se souvient-elle. Là-bas, il y a très peu de tournois durant l’année. Ainsi, la majeure partie du temps, nous nous entraînons encore et encore, mais sans compétition. Moi, je voulais jouer, pas seulement m’entraîner. »  

Finalement, ce simple passage allait se transformer en coup de coeur. À tout point de vue. À Rostrenen, Xuefei Qi, en plus du plaisir de jouer des matchs de compétition, rencontre un certain Arthur. Celui qui, quelques années plus tard, allait devenir son mari. Pour le rire et pour le meilleur, tant la badiste arbore un perpétuel et communicatif sourire aux lèvres, qu’elle aime agrémenter de tonitruants « Oh my God ! », son expression préférée.

Cet article est à lire en version intégrale dans Koï #23, disponible en ligne ou en kiosque.


Article précédent Article suivant