Alphonse Areola intime

interview numéro 23 Philippines sport

Champion du monde en 2013 avec les moins de vingt ans puis en 2018 avec l’équipe de France de football, Alphonse Areola est sous contrat avec le Paris Saint-Germain jusqu’en 2024, prêté au Fulham FC pour la saison. Nous devions le rencontrer à Madrid en mars 2020, sous les couleurs du Real. Une pandémie et un changement de club plus tard, le voici à Londres, en famille. Ce gardien d’1,95 mètre, dont les parents sont arrivés des Philippines au début des années 1990, s’appuie sur un entourage solide qui le ramène à ses origines et s’affiche à ses côtés sur les réseaux sociaux. Il nous ouvre les portes de son jardin, au propre comme au figuré.
[Texte : Julie Hamaïde  – Photos : Darren Tsang]

Connaissez-vous l’histoire de votre famille, la manière dont vos parents sont arrivés en France?

Mes parents sont venus il y a une trentaine d’années, via ma tante qui était déjà installée à Paris. Ma mère est arrivée la première, pour le travail, pour gagner sa vie et aider sa famille aux Philippines. Les démarches ont été facilitées grâce à ma tante.

Comment s’est passée leur installation ?

Ils en ont un bon souvenir avec une communauté philippine très présente à Paris qui, au fil des années, a créé plusieurs associations pour aider tous ceux qui étaient dans le besoin, que ce soit des personnes aux Philippines ou celles qui souhaitaient venir ici en France. 

Vous êtes né en France, à Paris, peu de temps après l’installation de vos parents. Avez-vous grandi dans la double culture franco-philippine ?

J’ai vécu toute ma jeunesse dans cette double culture. Tous les jours à la maison nous parlions le tagalog [base de la langue philippine, NDLR]. Je le comprends et j’ai la chance de pouvoir le parler. Je dis «  chance  » car j’ai des amis philippins qui le comprennent mais qui ne le parlent pas. Cette culture philippine est très présente dans ma vie, jusqu’à aujourd’hui.

Est-ce une langue que vous transmettez à vos filles ?

J'essaie. Nous avons beaucoup voyagé et avons choisi de les inscrire dans une école anglaise pour avoir cette base. Moi, je leur parle français, ma femme Marion leur parle français et anglais. J’essaie, via mes parents et la mère de ma femme, de leur partager cette culture. Nous avons aussi de la famille à Londres, donc le tagalog se parle beaucoup autour d’elles.

Cet article est à lire en version intégrale dans Koï #23, disponible en ligne ou en kiosque.


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